La négociation de l’évacuation en masse des Juifs du Maroc (suite)

Publié le par Yigal Bin-Nun

L’indemnisation et l’évacuation
De la fin novembre et décembre 1961, commença l’évacuation dans le cadre de l’opération Yakhin . En janvier 1962, tous les aéroports du pays étaient ouverts, la nuit tombée, à la disposition de l’émigration juive. L’opération se prolongea jusqu’en 1966, et durant cette période (jusqu’en 1964), 97 005 Juifs quittèrent le Maroc pour Israël. La population juive comptait à cette époque 216 164 personnes, dont plus de la moitié habitaient Casablanca . Au cours des 25 premiers mois de l’opération, jusqu’au début janvier 1964, 73 899 Juifs partirent dans le cadre de 646 départs collectifs. En mai 1962, le nombre record de départs de Juifs fut enregistré : 7 151 personnes, contre 450 personnes en décembre 1962 . Raphaël Spanien parvint à un accord avec Oufkir, en vertu duquel les émigrants ne recevraient pas de passeports individuels, mais un passeport collectif pour chaque famille dans une liste d’environ 700 personnes, soit le nombre d’émigrants dans un voyage par bateau ou dans six vols aériens. Sur chaque document figuraient les coordonnées de tous les membres de la famille, et une photographie des parents et des enfants âgés de plus de cinq ans. À compter du 27 novembre 1961, les Juifs quittèrent le Maroc au vu et au su des autorités et avec leur accord tacite .
Selon l’accord avec Benjelloun, le montant versé par Israël pour chaque émigrant devait être doublé, passant de 100 à 200 dollars, après le départ de 26 000 personnes. Jusqu’à la fin mai 1962, 26 278 Juifs partirent et en mai, un chiffre record de 7 151 émigrants quittèrent le Maroc. Toutefois, le rapport reçu par Benjelloun ne mentionnait que 23 300 personnes. Aussi, le montant à payer pour chaque émigrant ne fut pas encore doublé, car ni Benjelloun ni Oufkir ne pouvaient connaître le nombre précis d’émigrants. Selon Ronel, cette différence n’était dû qu’à l’intention de ne pas trop effrayer Oufkir et ses collègues par un nombre trop élevé d’émigrants . À ces montants, il fallait ajouter celui de l’acompte d’un demi-million de dollars livré en main propre à Genève , et quelques sommes mensuelles versées comme récompense à de petits fonctionnaires impliqués dans l’opération, et surtout au directeur du cabinet d’Oufkir, Abdelwahab Lahlali.
De novembre 1961 jusqu’à la fin 1966, 97 005 Juifs quittèrent le Maroc. Bien que le montant demandé par les autorités marocaines pour chaque émigrant fût de 250 dollars, elles ne reçurent au début de l’opération que 100 dollars par personne pour les 26 000 premiers émigrants, et ce montant doubla à 200 dollars. Après le départ de 50 000 émigrants, conformément aux accords préalable, on peut supposer que le montant versé jusqu’à la fin de l’opération s’éleva à 250 dollars par personne. Nous pouvons évaluer le montant versé aux Marocains comme suit : 26 000 émigrants à 100 dollars ; 24 000 émigrants supplémentaires pour arriver au seuil des 50 000, à 200 dollars ; et pour arriver au total de 97 000 émigrants, les 47 000 émigrants restants à 250 dollars chacun. Soit, au total, 19 150 000 dollars . Ce montant n’inclut pas évidemment les rapports « rectifiés ». On peut vraisemblablement supposer que le principe ascendant des sommes payées en fonction de l’augmentation du nombre d’émigrants était une exigence israélienne, afin d’inciter les Marocains à permettre le départ d’un plus grand nombre possible de familles juives.
Malgré ces estimations, il est difficile de calculer exactement le montant total remis par les Israéliens aux autorités marocaines. Tad Szulc a évalué ce montant à 25 millions de dollars , mais en y ajoutant l’acompte ainsi que d’autres frais au Maroc, il atteint, selon ses estimations, la somme de trente millions de dollars . Nous savons en outre que Réda Guédira, futur ministre des Affaires étrangères, a reçu du trésor israélien la somme de 50 000 dollars pour la diffusion de l’organe de son parti (FDIC) Les Phares. Cette somme fut transférée par Yehuda Dominitz sur un compte bancaire de Guédira en Suisse . En février 1961, Sh. Z. Shragay, le président du département de l’immigration de l’Agence juive, informa Golda Meir, ministre des Affaires étrangères, en présence du chef du Mossad, qu’un ministre marocain avait reçu le montant de 600 000 dollars à titre d’aide à l’émigration. Shragay atteste l’existence de comptes bancaires ouverts en Suisse pour d’autres membres du gouvernement marocain . Ces montants n’incluent pas les pots-de-vin ou pourboires que les émissaires de la Misgeret au Maroc distribuèrent à de diverses catégories de fonctionnaires et officiers de police . Néanmoins, selon Hayim Halahmi, les douaniers et policiers du port de Casablanca ne reçurent pas d’argent, tout au plus on leur offrit des boissons et des sandwiches au café local . Le prince Moulay Abdallah qui détenait une concession sur 51% des billets d’avion et de bateau des sociétés qui transportaient les émigrants bénéficia aussi de ce projet. Les Israéliens qui, à un certain moment, pensaient proposer de l’argent à Oufkir, durent se rendre à l’évidence qu’il n’était pas la personne que l’on pouvait corrompre. Carmit Gatmon témoigne elle aussi que les chefs de la Misgeret tentèrent de soudoyer Oufkir mais n’y parvinrent pas, car les problèmes d’argent ne le préoccupaient pas . Selon son fils, Raouf, Oufkir ne fut informé que longtemps après de la dimension financière de la transaction, et il en fut choqué . Des sommes particulièrement importantes furent remises régulièrement au directeur de cabinet d’Oufkir, Abdalwahab Lahlali. Selon l’accord conclu avec lui, Lahlali devait recevoir un dollar pour tout émigrant jusqu’à 2 000 personnes, et deux dollars au-delà de ce nombre. Par la suite, il s’avéra que sa contribution à l’opération n’avait aucun effet sur celle-ci .
Le responsable de Ronel à Paris, Shmuel Toledano, nous fournit d’autres détails sur les transferts d’argent israélien aux autorités marocaines : « En contrepartie, nous payâmes 250 dollars per capita, dans des sacs remplis de billets envoyés en Suisse, un quart de million chaque fois, après le départ de chaque bateau . L’argent qui fut versé après chaque vol ou chaque bateau, arrivait de New York à Paris, en passant par Genève. Tous les trois mois, un représentant du roi arrivait aux bureaux de l’HIAS à Paris, et Hayim [Halahmi]  lui remettait l’argent selon les accords, soit 250 dollars par émigrant. Les salaires des émissaires du Mossad au Maroc, qui travaillaient dans les bureaux du HIAS, furent également payés par Halahmi » . Ce dernier précise que le représentant du roi, Ahmed Ben Sa‘id Lahrizi, se rendait chaque mois à son bureau à Paris et recevait de lui des chiffres mensuels sur le nombre d’émigrants et, en fonction de ces chiffres, Lahrizi partait à Genève pour percevoir les sommes dues de Moshe Haskel, dans le bureau du trésorier de l’Agence juive Eran Laor. Selon son témoignage, bien qu’au début de l’opération il indiquait avec précision le nombre d’émigrants, par la suite il rectifia un peu leur nombre. Par ailleurs, lorsque l’HIAS avait besoin d’argent liquide au Maroc, Halahmi les obtenait à intervalles réguliers de R. A., le bras droit de Guédira, en échange de chèques que lui remettait Halahmi et qui étaient perçus à Genève . Carmit Gatmon ajoute d’autres précisions sur les méthodes de transfert, mais avec quelques variations : « Chaque fois qu’un nombre suffisant de Juifs étaient rassemblés avant leur départ pour Casablanca, Alex se rendait à Genève. Il y rencontrait le représentant marocain et lui transmettait la valise contenant l’argent. Le Marocain en rendait compte à Casablanca et nous recevions les passeports collectifs signés, avec la mention : destination Canada. Cela n’est peut-être pas moral et pas très esthétique, mais c’était le seul moyen de résoudre le problème » .
Selon Israel Jacobson, la source des fonds nécessaires à la transaction provenait principalement de l’Appel juif unifié. Ces fonds étaient transférés à l’organisme correspondant en Israël, qui en transmettait une partie à l’Agence juive pour financer l’émigration légale et clandestine. L’HIAS recevait aussi une partie de ces fonds et la transmettait à l’Agence juive pour la même opération. Une autre somme, plus modeste, provenait directement des communautés juives du Canada, de l’Angleterre et de l’Afrique du Sud. Étant donné que les départs collectifs des Juifs du Maroc était secret, ces sommes ne figuraient pas sur les rapports de l’HIAS, et seuls Murray Gurfein, James Rice, Israel Jacobson et deux autres directeurs du HIAS (Carlos Israel et Harold Friedman) étaient au courant de leur existence .
L’historien de la Misgeret, Eliezer Shoshani, considère l’année 1964 comme la date de la fin de l’opération Yakhin, tout simplement parce que c’était la date de la rédaction de son rapport. Cependant, Hayim Halahmi indique que l’opération ne prit fin qu’en 1966, lorsque Lahrizi cessa de venir le voir pour recevoir les chiffres des départs avec des passeports collectifs, et c’est ainsi que le processus de transfert d’argent prit fin . On peut toutefois considérer la guerre des Six Jours comme une date charnière dans l’histoire de la communauté et de l’émigration. Certains considèrent la guerre de Kippour, les deux tentatives d’assassinat du roi Hassan II en 1971 et 1972, et la mort du général Oufkir, « l’ami des Juifs », comme la date décisive pour la fin de l’histoire de cette communauté . L’envergure de l’opération Yakhin alla en s’amenuisant. On délivra moins de passeports collectifs que de passeports individuels et l’opération s’arrêta d’elle-même faute d’émigrants, sans que personne ne déclarât officiellement sa fin. Une autre histoire commence alors pour les Juifs marocains. En Israël.

Notes

1.    La crise économique de l’année 1929 atteignit aussi durement la communauté, au point que dans la ville de Fès, 130 électeurs furent retirés du registre des électeurs, parmi les 400 titulaires du droit de vote qui était accordé en fonction de la fortune personnelle, parce que leurs noms figuraient sur la liste des bénéficiaires de l’aide sociale des organismes d’entraide communautaire.
2.    Le géographe André Adam a analysé les différences entre les migrations intérieures juive et musulmane. Alors que chez les Musulmans il s’agissait plus d’une migration saisonnière et provisoire, due aux contraintes économiques et professionnelles, chez les Juifs la migration revêtait un caractère définitif et incluait tous les membres de la famille. Selon lui, les Juifs rompaient tout lien avec leur village d’origine, et il n’a constaté chez les Juifs de Casablanca aucune nostalgie pour leur lieu d’origine. André Adam, Casablanca, CNRS, tome 1, Paris.
3.    D. Rivet, Le Maroc de Lyautey à Mohammed V, Le double visage du Protectorat, Denoël, Paris 1999, p. 414. De nombreux témoignages signalent en particulier le contrôleur général Roger Thabaud, le seul haut fonctionnaire de la Résidence qui s’opposa aux lois discriminatoires du régime de Vichy envers les Juifs. Jules Brunshwig, « Le plan M. » Les Cahiers de l’AIU, Nouvelle série, avril 1994, no. 7, p. 22-24. Karim Boukhari & Hassan Hamdani, « Enquête. Histoire. Des camps de concentration au Maroc », Tel Quel 274, Casablanca 25 mai 2007.
4.    Sur les relations entre les Juifs et les soldats américains après la guerre, voir Y. Tsur, Une communauté déchirée, p. 15-17. L’enthousiasme des Juifs envers les Américains n’était pas apprécié des Musulmans, qui étaient plus réservés. D. Rivet, Le Maroc de Lyautey à Mohammed V, Le double visage du Protectorat, Denoël (Paris 1999), p. 415. Prosper Cohen, La grande aventure, pp. 34-40.
5.    À Casablanca, 26 avocats sur 30 furent rayés du barreau et 13 médecins sur 16 ne furent pas autorisés à exercer leur profession. En pleine période de Vichy, en mai-juin et le 10 août 1942, le sultan Mohammed Ben Youssef reçut des délégations juives et leur exprima son soutien et ses encouragements, contrairement au résident général français, Henri Noguès, qui collabora avec le régime de Vichy. D. Rivet, Le Maroc de Lyautey à Mohammed V, Le double visage du Protectorat, Denoël (Paris 1999), pp. 413-415. Le 26 juin et le 13 juillet 1942, le sultan reçu une délégation de notables juifs de Fès, composée de Issac Elalouf, Isaac Cohen et Elie Danan et leur expliqua qu’après plusieurs tergiversations, on l’obligea de signer des dahir anti-juifs, mais que les Juifs n’avaient pas à s’inquiéter parce que ce n’étaient que des déclarations sans importances, « La Dolha », Archives personnelles de Benjamin Danan, Paris. En décembre 1985, Haïm Zafrani présenta à l’Académie Royale du Maroc de document qu’il trouva dans les archives de Quai d’Orsay. Entretien avec B. Danan avec l’auteur le 13 février 2008. H. Zafrani, Juifs d’Andalousie et du Maghreb, Édition Maisoneuve-Larose, Paris 1996, pp. 404-405. Je n’ai pas trouvé de signification au terme dolha et il est fort probable qu’il s’agisse de dobha, qui veut dire sacrifice.
6.    En 1945 les Juifs accueillirent avec sympathie les forces américaines et composèrent des chansons contre la France. A Fès on chantait des chansons disant : « Hitler est mort et le temps des Français est fini ». Des milliers de jeunes juifs se portèrent volontaires pour s’engager dans l’armée française et furent rejetés, de peur que cela ne suscite une réaction négative chez les Musulmans. D. Rivet, Le Maroc de Lyautey à Mohammed V, Le double visage du Protectorat, Denoël (Paris 1999).
7.    En 1948, le résident général français au Maroc, le général Alphonse Juin et les autorités françaises en Tunisie et en Algérie envoyèrent une note s’opposant à la reconnaissance d’Israël par la France à l’ONU, car cela risquait de porter atteinte à sa politique en Afrique du Nord.
8.    Entretiens avec Armand Sabbah, 12 février 2004. Sabbah se rappelle que durant son enfance, l’officier de police interdisait aux enfants de passer près du poste de police en sortant de l’école juive. Plus tard, lorsque la famille habita dans un quartier européen dans un logement de fonction reçu par son père, on lui demanda de ne pas trop se faire remarquer dans la rue, les voisins français ne voyant pas d’un bon œil une famille juive empiéter sur leur territoire.
9.    La dhimma est le statut juridique du non musulman appartenant aux peuples du Livre, en terre d’islam. Le dhimmi paie un impôt aux autorités, qui lui accordent leur « protection ». Cette institution existait depuis les débuts de l’islam et incluait des mesures de discrimination des Musulmans envers les Juifs.
10.    D. Rivet, Le Maroc de Lyautey à Mohammed V, Le double visage du Protectorat, Paris 1999, p. 415. Voir le livre de René Ohana, témoignage autobiographique, manuscrit, Paris 2002, qui mentionne la nécessité de présenter une autorisation spéciale pour déménager dans le quartier européen de Meknès.
11.    L’organisation Qadimah a été créée sur l’initiative du Mossad pour l’emigration clandestine en juillet 1949, et passa au début 1952 sous la responsabilité du département de l’immigration de l’Agence juive. Cette organisation avait des bureaux à Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès, et par la suite dans douze autres localités. Le nom Qadimah est considéré comme étant celui du camp de transit pour émigrants près d’Aljadida, à 26 km de la ville. Le camp s’étendait sur une superficie de 38 hectares et appartenait à Joseph Bouganim qui l’avait loué au Joint, depuis le début octobre 1949, contre un demi-million de francs par an. Aux yeux des autorités marocaines, Qadimah était le nom de l’organisation sioniste agissant clandestinement sur le territoire marocain.
12.    Au cours de la dernière année du Protectorat français, entre 3 000 et 4 000 Juifs quittèrent le Maroc pour Israël chaque mois. Témoignage de [S. Y.] Shlomo Yehezqeli, Eliezer Shoshani, Neuf années entre mille, Document ronéotypé, ultra secret, Exemplaire n°76, avril 1964, (Shoshani, Neuf années), p. 37, (heb.).
13.    Données sur l’émigration de l’Agence juive, Shoshani, Neuf années, (heb.), p. 203.
14.    « L’émigration en Israël, 1948-1972 », Annuaire historique 1975, tome 2, tableau A p. 45.
15.    Amina Boubia, « Juifs du Maroc contraints à l’exil ? », Le Journal Hebdomadaire n° 341, du 15 au 21 mars 2008, Casablanca, pp. 56-57.
16.    Y. Bin-Nun, « Entre euphorie et déception, La communauté juive marocaine après l’indépendance », Gesher 148 (heb.), Jérusalem 2004, pp. 45-59.
17.    Y. Tsur, Une communauté déchirée, Am Oved, Tel Aviv University 2001, (heb.),  pp. 394-396.
18.    J. Derogy et H. Carmel, Le siècle d’Israël 1895-1995, Les secrets d’une épopée, Fayard, Paris 1994 ; S. Steven, The Spymasters of Israël, Mac Milan, New York 1980.
19.    R. Assaraf, Mohammed V et les juifs du Maroc, Préface de Michel Abitbol Plon, Paris 1997, p. 239.
20.    B. Duvdevani, directeur du département de l’Immigration de l’Agence juive à Paris, à Sh. Shragay, 10 mai 1956, Archives Nationales d’Israel, Ministère des Affaires Étrangères – ANI AE, 2388/6B.
21.    Il se peut qu’Alfassi fasse allusion à l’existence d’une sélection qui retardait le départ des malades et des vieillards.
22.    Journal Al ‘alam, 29 août 1956, M. Laskier, « L’Etat d’Israël et les Juifs du Maroc dans l’enchevêtrement de la politique marocaine », Michael 14 p.150. Alfassi mentionne des passeports collectifs qui étaient déjà utilisés pour les émigrants de Qadimah à l’été 1956 et dont l’utilisation fut reprise lors de l’opération Yakhin.
23.    H. Lehrman, « L’El Wifak chez les Juifs marocains, entente cordiale ou collaboration », L’Arche n° 20, 21 septembre 1958.
24.    Le 23 mars 1976, Alaoui écrivit dans le quotidien Maroc Soir : « Les Juifs constituaient au Maroc une des communautés des plus particulières […] Leur départ fut une perte dans les domaines de la culture et de l’économie, car le Maroc a perdu un élément important de son essence ». V. Malka, David Amar ou la passion d’agir, Biblieurope, Paris 2003, pp. 110-111.
25.    Compte-rendu de V. Bertholz de Berne, 22 juin 1958, ANI AE, 4317/10 II.
26.    V. Bertholz, op. cit.
27.    « Les service de renseignement de la Misgeret, Maroc 1958-1960 », Témoignage de Hagay Lev, Organisation des Volontaires de la Clandestinité et de la Haapala en Afrique du Nord, (OVCHAN) 4, M. Knafo ed., (heb.).
28.    Cf. Y. Bin-Nun, « La culture française dans la communauté juive du Maroc indépendant » REEH, Revue Européenne d’Etudes Hébraïque n°7, Paris, 2003, pp. 19-41.
29.    La voix des communautés n° 15, mars-juin 1962 ; n°16 juillet-aout 1962. n° 17 septembre 1962.
30.    L'Arche n°57, oct. 1961 ; V. Malka, David Amar ou la passion d'agir, p. 78.
31.    Cf. Y. Bin-Nun, « La réaction de la communauté juive aux allusions anti juives dans la presse marocaine en 1962-1963 », Qesher n° 36 (heb.), automne 2007, pp. 123-130 ; Alfred Dehodencq (1822-1882), Exécution de la juive (le massacre de la juive) - Paris, Musée du Louvre, D.A.G. (crayon fonds Orsay) ; Musée d'Arts et d'Histoire du Judaïsme (huile sur toile).
32.    La Misgeret est le nom du réseau implanté par le Mossad au Maroc pour veiller tout d’abord de l’autodéfense juive et ensuite à l’émigration clandestine.
33.    « Rapport sur le Maroc de la commission internationale de l’AIU, 30 janvier 1961 », ANI AE, 4318/4.
34.    Op. cit.
35.    M. Gazit de l’ambassade d’Israël à Washington à I. Maroz du ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, 22 février 1961, ANI AE , 941/8.
36.    Entretien avec Yigal Bar-On, élève de la Yeshiva, Tel-Aviv, été 2000. R. Assaraf nomme le rabbin Vanikof. R. Assaraf, Mohammed V et les Juifs du Maroc, p.255. Victor Malka le nomme Rothschild. V. Malka, David Amar ou la passion d’agir, p. 58.
37.    V. Malka, David Amar ou la passion d’agir, p. 58-59. Malka note qu’Oufkir était ministre de l’Intérieur mais il ne fut nommé à ce poste qu’en 1964.
38.    Salomon Azoulay précise que la police souhaitait libérer Wrechner dès le dimanche, mais le rabbin refusa d’être libéré avant que les employés de l’ambassade suisse ne viennent photographier les marques des coups qu’il avait reçus. Entretien avec Salomon Azoulay, Paris, 28 février 2003. Compte-rendu détaillé en français, 10 janvier 1961, ANI AE, 941/7. Rapport non signé, ANI AE, 3329/27. Le premier rapport indique que le rabbin fut emprisonné une semaine, le second indique qu’il fut libéré le 10 janvier, au bout de deux jours. Entretien avec Max Lœb à Netanya, février 1999. Témoignage de Max Lœb, Meir Knafo, Le réseau clandestin juif au Maroc, 1955-1964, Tel Aviv 2001, p. 139.
39.    Rapport non signé, ANI AE, 3329/27.
40.    La voix des communautés, n° 1, février 1961.
41.    Entretien avec Haïm Benassayag, Paris, 2 juillet 2001. Benassayag prit part à cet entretien.
42.    Entretien avec Salomon Azoulay, Paris, 28 février 2003.
43.    Rapport non signé, ANI AE, 3329/27.
44.    Y. Bin-Nun, « La réaction de la communauté juive aux allusions anti juives dans la presse marocaine en 1962-1963 », Qesher n°36 (heb.), automne 2007, pp. 123-130.
45.    Rapport non signé [Pinhas Qatsir], « Les événements vécus par les Juifs marocains pendant neuf mois de l’année 1961 », ANI AE, 3755/14. R. Assaraf, Mohammed V et les Juifs du Maroc, pp. 254-255.
46.    Alexander [Qorani] à Paris à I. Maroz à Jérusalem, 28 octobre 1960, ANI AE, 4318/4.
47.    Y. Bin-Nun, « Chouraqui diplomate, Débuts des relations secrètes entre le Maroc et Israël », Perspectives 12, Revue de l’Université Hébraïque de Jérusalem, réd., F. Bartefeld, Editions Magnes 2008, pp. 169-204
48.    Y. Bin-Nun,  op. cit.
49.    Témoignage de A. R. [Efrayim Ronel], Eliezer Shoshani, Témoignages de camarades, Document ronéotypé, ultra secret, Exemplaire n°76, avril 1964, (Shoshani, Témoignages), (heb.).
50.    Sur la contribution de CJM à la défense des Juifs du Maroc, voir Y. Bin-Nun, Psychosis or an Ability to Foresee the Future? The contribution of the World Jewish Congress to the Establishment of Rights for Jews in Independent Morocco, 1955-1961, REEH 10, Paris 2004.
51.    Entretien avec Victor Abitbol à Paris, 16 juin 1999. Entretien avec Haïm Benassayag, Paris, 2 juillet 2001. Entretien avec Bernard Lévi à Paris, 3 avril 2003.
52.    Isaac Cohen (1915-1969) est né à Tanger, surnommé Zazac. Il fit des études de droit et ouvrit un cabinet d’avocat à Casablanca où il s’installa avec sa famille. Ses deux frères Léo et Maurice (Mimoun) Cohen ajoutèrent à leur nom le mot Olivar qui rappelait le nom de la société de thé « Olivia » qu’ils importaient de Chine, et leur société s’appelait Léo MC Olivar (Mimoun Cohen).  En 1953 il fit faillite et perdit tous ses biens, à cause de son soutien à la famille royale et surtout à Moulay Hassan. Il fut le conseiller des délégations marocaines qui négocièrent avec la France et l’Espagne. Après que Moulay Ali fut nommé ambassadeur du Maroc en France en 1964, Cohen Olivar se rendit à Paris et fut son conseiller. Il décéda à Casablanca à l’âge de 54 ans. Entretien avec Victor Abitbol à Paris le 16 juin 1999 ; Entretien avec le secrétaire de Cohen Olivar, Haïm Benassayag, Paris, 2 juillet 2001. Entretien avec Bernard Lévi à Paris, 3 avril 2003.
53.    S. Segev, « L’émigration secrète des Juifs du Maroc en Israël » (heb.) in Haloutsim be-dim‘a, Sh. Shetreit ed. ; Shmuel Segev, Opération Yakhin, L’émigration clandestine des Juifs du Maroc en Israël, IDF ed., Tel Aviv 1984, p.237. Voir aussi son nouveau livre The Moroccan Connection, (heb.) Tel Aviv 2008.
A.    Bensimon, Hassan II et les Juifs, Histoire d'une émigration secrète, Le Seuil, Paris 1991, pp. 161-162.
54.    T. Szulc, The secret alliance : The extraordinary story of the rescue of the Jews since World War II, New York 1991, p. 262.
55.    Entretiens avec Efrayim Ronel à son domicile de Ramat-Hen, en 1996 et septembre 1999. E. Ronel (Rosen) : « La Misgeret depuis la traversée de l’Egoz et jusqu’à l’opération Yakhin 1960-1964 » (heb.), OVCHAN 3, non daté, pp. 6-7.
56.    Gevirol (Efrayim Ronel) à RMD, entretien avec Becking, ultra confidentiel, 19 novembre 1960, Archives sionistes centrales,S610166, Jérusalem.
57.    Y. Bin-Nun, « La quête d'un compromis pour l'évacuation des Juifs du Maroc », Sh. Trigano ed., L'exclusion des Juifs des pays arabes, Pardès n°34, In press éditions, Paris 2003, pp. 75-98.
58.    Sam Benazeraf etait un homme d’affaires. Son père Abraham Benazeraf est le frère de Raphaël et David Benazeraf qui coopérèrent avec la Misgeret. Sam était membre du Parti Démocratique pour l’Indépendance (PDI), et fut directeur du cabinet d’Abdelkader Benjelloun, lorsque ce dernier fut ministre des Finances du premier gouvernement après l’Indépendance. Il décéda en 1963. Entretiens avec Carmit Gatmon, été 1996 et 16 août 2002. Entretien téléphonique avec Alfonso Sabbah le 28 avril 2000 et à Netanya le 3 janvier 2002.
59.    Sh. Segev, Yakhin, pp. 237-238. Voir la description similaire faite dans le livre de Szulc, qui se base apparemment sur Segev. T. Szulc, The secret Alliance, pp. 262-263.
60.    Dov Goldstein, « Les aventures d’Alex, l’homme du Mossad au Maroc » (heb.), Maariv, 21 août 1981, p. 21. R. Bergman, « Combien vaut un Juif marocain » (heb.), supplément de Ha’aretz, 22.8.1997.
61.    Y. Bin-Nun, « Le rapport des émissaires israéliens du Mossad à la communauté juive du Maroc » REEH, Revue Européenne d’Etudes Hébraïque n°9, Paris 2004, pp. 57-70.
62.    Abdelkader Benjelloun (1908-1992) fit des études de droit et les sciences politiques à Paris. En 1946 il fonda avec Mohammed Hassan Ouazzani le PDI, Parti Démocratique pour l’Indépendance (Hizb Ashura wal Istiqlal) et le journal Arai al ‘am (L’opinion du peuple). Il prit une part active dans la lutte pour l’indépendance et fut nommé secrétaire général du parti. Après l’indépendance, il occupa les fonctions de ministre des Finances dans le premier gouvernement, de ministre du Travail de juin 1961 à novembre 1963 et fut ensuite nommé ministre de la Justice.
63.    Un tel accord fut conclu auparavant avec l’Irak, par l’intermédiaire du fils du Premier Ministre Nouri Sa‘id. Deux lettres manuscrites de Yael Vered, Messibot conspiratsia, 27 juillet et 29 juillet 1960, ANI AE 4319/5. Peu de temps après l’accord de compromis, Shayke Dan conclut avec Ceausescu un accord selon lequel Israël paierait une somme de 800 à 1000 dollars pour le départ de chaque Juif de Roumanie. Au total, un montant entre cent et deux cent millions de dollars fut versé sur le compte bancaire personnel du dirigeant roumain en Suisse. T. Szulc, The secret Alliance, p. 227.
64.    Entretien avec Carmit Gatmon à Jaffa, été 1996. Sh. Segev, Yakhin p. 238 ; S. Segev, « L’émigration secrète des Juifs du Maroc en Israël » (heb.), in Sh. Shetrit ed., Haloutzim be-dim‘a ; T. Szulc, The secret alliance, p.263.
65.    Il semble que Spanien ne participa aux entretiens qu’en août, après le voyage de Duvdevani à New York pour participer à la réunion de la direction du HIAS. T. Szulc, The secret Alliance, p.263. Témoignage de Yehuda Dominitz, OVCHAN 4, juillet 1994.
66.    Sh. Segev, Yakhin, p. 238. T. Szulc, The secret Alliance, pp. 264-265.
67.    T. Szulc, The secret Alliance, p. 267.
68.    Raouf Oufkir affirme que le prince Moulay Ali participa également à la rencontre, ce qui était logique étant donné le rôle rempli par le prince dans les contacts et son statut aux yeux du roi, comparé à celui du ministre Benjelloun. R. Oufkir, Les invités, Vingt ans dans les prisons du Roi, Flammarion, Édition de Poche J’ai lu, Paris, p. 371.
69.    Selon Yehuda Dominitz, Moshe Haskel, adjoint de ‘Eran Laor, prit part à ces rencontres et porta la valise d’argent, accompagné de Gatmon. Entretiens avec Yehuda Dominitz, Tel-Aviv, 28 janvier et 12 février 1998. Shalom Barak, qui se trouvait au siège du Mossad à Tel-Aviv, était impliqué dans le transfert de l’argent d’Israël à Paris. Entretien avec Shalom Barak, Tel-Aviv, 9 juillet 2000. ‘Eran Laor était en contact avec des banquiers en Suisse, auxquels il emprunta l’argent pour l’Agence juive. Les rencontres entre H. Halahmi et ‘E. Laor eurent lieu à l’hôtel Louvois à Paris.
70.    Entretiens avec Efrayim Ronel à son domicile de Ramat-Hen, hiver 1997 et 6 septembre 1999. T. Szulc, The secret Alliance, p.268.
71.    Témoignage de ER [Efrayim Ronel], Shoshani, Témoignages, E. Ronel : « La Misgeret depuis la traversée de l’Egoz et jusqu’à l’opération Yakhin 1960-1964 », OVCHAN 3, non daté, pp. 6-7.
72.    T. Szulc, The secret Alliance, p. 267.
73.    Entretiens avec Yehuda Dominitz à Tel-Aviv le 28 janvier et le 12 février 1998.
74.    T. Szulc, The secret Alliance, p.277.
75.    Y. Bin-Nun, « Une nouvelle approche du problème de la sélection des Juifs du Maroc à la veille de l’indépendance », Brit n° 27 A. Knafo, ed., Ashdod 2008, (heb.), pp. 102-108. Le principe de la sélection fut définit par le Dr H. Shiba et fut modifié de temps à autre. Ce principe voulait que toute famille comporte un adulte soutien de famille et excluait les candidats à l’émigration souffrant de maladies graves ou chroniques. Cependant, l’Agence juive à certaines périodes sépara les membres de la famille et n’en fit émigrer en Israël qu’une partie, ou bien ne fit partir que les enfants sans leurs parents. Après l’indépendance, les émissaires israéliens travaillant au Maroc faisaient des efforts pour contourner les règlements contraignants de la sélection. Shoshani, Neuf années (heb.) p.94.
76.    Entretiens avec Efrayim Ronel à son domicile de Ramat Hen, hiver 1997 et 6 septembre 1999. T. Szulc, The secret Alliance, p.267.
77.    Témoignage de E. R. [Efrayim Ronel], Shoshani, Témoignages.
78.    « Résumé des débats à Paris concernant la période intermédiaire », document non signé, vraisemblablement écrit par Ronel à Paris, 8 août 1961, Archives sionistes centrales S6 10098. Yehuda Dominitz estime que le montant était d’environ 50 dollars par personne.
79.    Témoignage de E. R. [Efrayim Ronel], Shoshani, Témoignages ; E. Ronel : « La Misgeret depuis la traversée de l’Egoz et jusqu’à l’opération Yakhin 1960-1964 », OVCHAN 3, non daté, p.6.
80.    T. Szulc, The secret Alliance, p.271.
81.    Y. Maroz aux ambassades d’Israël, 4 juillet 1961, ANI AE, 3760/9.
82.    « Résumé des débats à Paris concernant la période intermédiaire », [E. Ronel à Paris] 8 août 1961, Archives sionistes centrales S6 10098.
83.    E. Rosen [E. Ronel] au chef du Mossad, 22 août 1961, Archives sionistes centrales, S6 10098.
84.    Gad Shahar justifie ainsi son comportement : « Je m’identifiais à l’organisme qui m’employait ». Entretien avec Gad Shahar, 17 novembre 1997 à Tel-Aviv. Témoignage de Pinhas Qatsir, OVCHAN 3, non daté. Entretiens avec Pinhas Qatsir, Tel-Aviv, 13 janvier et 16 juillet 1998.
85.    Murray Gurfein fut ensuite élu comme juge fédéral aux USA et participa au procès du président Nixon dans l’affaire du Watergate.
86.    Entretien avec Hayim Halahmi, Tel-Aviv, 18 avril 2004. Témoignage de Yehuda Dominitz, OVCHAN 4, juillet 1994. Entretien avec Gad Shahar à Tel-Aviv le 17 novembre 1997, entretien téléphonique avec Alfonso Sabbah le 28 avril 2000 ; T. Szulc, The secret Alliance, pp. 249-252 ; 263-265.
87.    Ben Sa‘id Lahrizi était le directeur de la compagnie de tourisme TAM (Tunisie, Algérie, Maroc). Les fonctionnaires  de l’HIAS et les émissaires israéliens le désignent dans les documents du Mossad par le pseudonyme « Mat ».
88.    Op. cit. p. 266.
89.    Op. cit.
90.    Entretiens avec Efrayim Ronel à son domicile de Ramat-Hen, hiver 1997 et 6 septembre 1999.
91.    Entretien téléphonique avec Alfonso Sabbah le 28 avril 2000 et entretien à Netanya le 3 janvier 2002. Cette description est différente de celles de Segev et de C. Gatmon. Segev, Yakhin, p. 238. Entretiens avec Carmit Gatmon, été 1996 et 16 août 2002.
92.    Le nom Yakhin fut donné à l’opération par Isser Harel. Témoignage de Yehuda Dominitz, OVCHAN 4, juillet 1994. Yakhin et Bo‘az sont les noms des deux colonnes placées à l’entrée du Temple de Jérusalem dans les récits sur Salomon dans le premier livre des Rois.
93.    Ce chiffre avancé par Simha Aharoni correspond à celui du recensement effectué par le gouvernement marocain l’été 1960, selon lequel 158 806 Juifs vivaient au Maroc. Le nombre des naissances dépassa celui des émigrants qui quittèrent le Maroc clandestinement à cette époque.
94.    Simha Aharoni, Le judaïsme marocain – enquête quantitative. Confidentiel. 1961-1963, Département de l’Immigration de l’Agence juive, Paris 1964 (heb.).
95.    Témoignage de Yigal Kanfi, OVCHAN 3, non daté.
96.    E. Rosen [E. Ronel] à Sh. Toledano, 6 juin 1962, Archives sionistes centrales, S6 10132.
97.    T. Szulc, The secret Alliance, p. 269. Entretiens avec Efrayim Ronel à son domicile de Ramat-Hen, hiver 1997 et 6 septembre 1999.
98.    Toutes les sommes citées en dollars dans cet article, évaluées en dollars constant pour l’année 2005, doivent être multipliées par deux.
99.    Tad Szulc a calculé ces estimations financières selon le nombre total des Juifs qui ont quitté le Maroc. Cependant, il semble qu’il ait pris en compte même les familles qui quittèrent à l’époque de l’opération Yakhin mais avec des passeports individuels, pour lesquels aucune « rançon » n’a donc été versée. Il a également pris en compte les familles qui sortirent clandestinement du Maroc à l’aide de la Misgeret pendant la période de l’opération. C’est pourquoi, il est plus probable que les sommes qui furent versées aux Marocains soient inférieures à celles estimées par Szulc.
100.    Entretien avec Jo Golan, Jérusalem, 23 novembre 1997, entretien téléphonique 2 janvier 1999 et entretien avec Robert Assaraf, Paris, été 1996, juin 1997. Y. Bin-Nun, « Un diplomate non conformiste », Préface du livre de Jo Golan : Pages from a DiaryEditions Carmel, Jérusalem, 2005, (heb.),  pp. 7-15.
101.    Entretiens avec Efrayim Ronel à son domicile de Ramat-Hen, hiver 1997 et 6 septembre 1999. A. Bensimon, Hassan II et les Juifs, pp. 129-131.
102.    T. Segev, Les premiers Israéliens, Calmann-Lévy, Paris 1998, p.131.
103.    Entretiens avec Raphaël Mergui, été 1996, juin 1997, Paris. Mergui mentionne en particulier le nom de l’officier de police Mohammed el Hadaoui, proche de David Amar. Il mentionne aussi la coopération qui existait à un certain stade entre Gatmon et Meier Toledano.
104.    Entretien avec Hayim Halahmi, Tel-Aviv, 18 avril 2004.
105.    Y. Maroz à M. Gazit à Washington, 31 août 1960, ANI AE, 4318/4/. Entretien avec Carmit Gatmon, Jaffa, 16 août 2002.
106.    R. Oufkir, Les invités, Vingt ans dans les prisons du Roi, Flammarion, Edition de poche revue et corrigée, J‘ai lu, Paris, 2005, p. 373.
107.    Barnea [?] à Marti [?], « Compte-rendu de la rencontre aujourd’hui avec Martel », 30 mai 1962, Archives sionistes centrales S6 10132. Gevirol [E. Ronel] à Eliav [Sh. Toledano], “Roqad – Martel”, 6 juin 1962, Archives sionistes centrales S6 10132.
108.    Entretien avec Shmuel Toledano à Jérusalem, été 1996.
109.    Entretien avec Hayim Halahmi, Tel-Aviv, 18 avril 2004.
110.    T. Szulc, The secret alliance, p. 269.
111.    Selon Halahmi, Ahmed Ben Sa‘id Lahrizi n’émit pas la moindre critique concernant le nombre des émigrants. Halahmi ne s’occupait pas personnellement de ces fonds, et ne savait même pas combien il fut payé à l’avance. Lahrizi vint le voir un jour dans une voiture Mercedes somptueuse et expliqua que c’était le cadeau de son Altesse, dont il devait payer le prix. Seul le palais royal était autorisé à importer des voitures à cette époque. Entretien avec Hayim Halahmi, Tel-Aviv, 18 avril 2004.
112.    R. Bergman, « Combien vaut un Juif marocain » supplément de Ha’aretz, 22.8.1997 (heb.). Il semble que le représentant marocain était Ahmed Ben Sa‘id Lahrizi (alias Mat), directeur de la compagnie de tourisme TAM
113.    T. Szulc, The secret alliance, p. 268-270 ; Y. Maroz à Y. Vered, 4 janvier 1962, ANI AE, 3755/14.
114.    Entretien avec Hayim Halahmi, Tel-Aviv, 18 avril 2004.
115.    Témoignage de Yehuda Dominitz, OVCHAN 4, juillet 1994.

Publié dans Publcations

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article