Chouraqui diplomate, Débuts des relations secrètes entre le Maroc et Israël, Notes

Publié le par Yigal Bin-Nun

Notes

12.  Rapport d’A. Chouraqui sur ses entretiens au Maroc, 6 mars 1959, ANI AE, 4317/10/1.

13.  Ibid. Voir photographie : De droite à gauche : Serge Berdugo, Annette Chouraqui, André Chouraqui, Mehdi Ben Barka, Bonn, fin février 1959.

14.  M. Gazit à S. Havilio, 17 juillet 1959, ANI AE, 4318/2.

15.  M. Gazit à L. Castel, 7 septembre 1959, ANI AE, 4311/3.

16.  A. Chouraqui à M. Gazit, Rapport sur ses entretiens avec Ben Barka, ANI AE, 4318/3/1.

17.  En dépit de la présence de Ben Barka à la réception de l'hôtel Crillon à Paris le 18 novembre, les services de sécurité français signalent qu'il n'arriva à Paris que deux jours après, le 20 novembre. J. Derogy et F. Ploquin, Ils ont tué Ben Barka, p.401 et suivantes.

18.  El Alam, 18 avril 1959, cité dans Segev, Yakhin, p.137.

19.  A. Chouraqui à M. Gazit, 4 décembre 1959, voir aussi le rapport de ses entretiens avec Ben Barka, ANI AE 4318/3/1. Voir aussi Y. Bin-Nun, « La réaction de la communauté juive aux allusions anti juives dans la presse marocaine en 1962-1963 », Qesher n°36 (heb.), automne 2007, pp. 123-130.

20.  Cet entretien eut lieu peu de temps après les événements de Wadi Salib, quartier de Haïfa où les originaires du Maroc avaient manifesté violemment contre la politique du gouvernement à leur égard. Après cette agitation, une commission d'enquête gouvernementale présidée par le juge Agranat a été constituée et plus tard le premier Ministre Ben Gourion décida de nommer Chouraqui conseiller pour la fusion des communautés.

21.  A. Chouraqui à M. Gazit, 4 décembre 1959, ANI AE, 4318/3/1.

22.  L'expédition médicale ne put partir pour le Maroc, les autorités ne lui ayant pas assuré l’entrée dans le territoire.

23.  M. Gazit à A. Chouraqui à Paris, 14 décembre 1959, ANI AE, 4318/3/1.

24.  L. Castel à M. Gazit, 4 décembre 1959, ANI AE, 4318/4/1. Castel signala que Chouraqui avait quitté Paris pour le Maroc le 4 décembre et tard dans la même journée Binyamin Rotem avait aussi quitté la ville. Mais il se peut que leur départ ait été ajourné au dernier moment et qu’ils n’aient quitté la ville que le 4 janvier 1960. Voir aussi S. Havilio à M. Gazit, 17 décembre 1959, ANI AE, 4318/3/1. Rotem rédigea un rapport spécifique sur ses entretiens, avec les dirigeants de la communauté juive, par l'entremise de Chouraqui, mais ce rapport ne nous est pas parvenu.

25.  Y. Bin-Nun, « Le rapport des émissaires israéliens du Mossad à la communauté juive du Maroc », REEH, Revue Européenne d’Etudes Hébraïque n°9, Paris 2004, pp. 57-70.

26.  Témoignage de David Shomron, 29 janvier 1998. Témoignage d'André Chouraqui à Jérusalem, 4 janvier 1999. Rapport de Zonia Goren à L. Castel à Paris 1er mai 1960, ANI AE, 4317/10/1.

27.  Rapport d’A. Chouraqui sur ses entretiens au Maroc, 15 janvier 1960, ANI AE, 4311/3. Voir aussi Y. Bin-Nun, « Entre euphorie et psychose, La communauté juive marocaine après l’indépendance », Gesher 148Jérusalem 2004pp. 45-59.

28.  Témoignage de Henri Ohana, Neuilly, 18 mai 2000.

29.  Ibid.

30.  L’entretien Chouraqui-Bouabid s'est effectué entre le 5 et le 7 janvier avant la rencontre de Bouabid avec David Amar le 8 janvier. Rapport d’A. Chouraqui sur ses entretiens au Maroc, 15 janvier 1960, ANI AE, 4311/3.

31.  L. Castel à M. Gazit, 28 décembre 1959, ANI AE, 4324/5/1. Voir aussi M. Gazit à W. Eitan ambassadeur d'Israël à Paris, 30 décembre 1959, ANI AE 4324/5/1 et aussi 4324/5/2.

32.  L. Castel à M. Gazit, 4 décembre 1959, ANI AE, 4318/3/1. Il est fort possible que la date de cette lettre soit erronée et qu'elle n'ait été rédigée qu'à la fin décembre. Voir L. Castel à M. Gazit 28 décembre 1959, M. Gazit à W. Eitan, 30 décembre 1959, ANI AE, 4324/5/1, et aussi 4324/5/2.

33.  Rapport d’A. Chouraqui sur ses entretiens au Maroc, 15 janvier 1960, ANI AE, 4311/3.

34.  Ben Barka s'exilera une deuxième fois à Genève après le complot de juillet 1963. Il ne retournera plus jamais dans sa patrie après ce second exil. Enlevé à Paris, il fut et assassiné le 29 octobre 1965. Son départ précipité du Maroc s’était effectué quelques jours seulement après ses pourparlers avec Chouraqui à Rabat.

35.  À Genève, Ben Barka habita pendant 9 mois au domicile du couple juif Jacques et Isabelle Givet (Vishniak) au 18, rue Beaumont. Témoignage de Didier Epelbaum, Paris, mars 2008.

36.  Télégramme de L. Castel à M. Gazit, 22 mars 1960, ANI AE, 4324/5/2. Rapport d’A. Chouraqui, 24 mars 1960, ANI AE, 4319/4. M. Gazit à L. Castel, 24 mars 1960, ANI AE, 4319/4. Voir aussi 4324/5/1, et les télégrammes de M. Gazit à L. Castel, 24 et 25 mars 1960, ANI AE, 4324/5/1.

37.  Rapport d’A. Chouraqui à L. Castel, 24 mars 1960, ANI AE, 4319/4/1.

38.  Lorsque le gouvernement Ibrahim fut dissous, le roi prit le titre de Premier Ministre, le 26 mai 1960. Ahmed Bahnini fut nommé, conformément aux pronostics de Ben Barka, Premier Ministre, mais c'est seulement le 13 octobre 1963, que le gouvernement Bahnini fut dissous par le Roi Hassan II, afin de déclarer l’état d'urgence au Maroc et de prendre en main la tête du gouvernement.

39.  Télégramme de L. Castel à M. Gazit, 22 mars 1960, ANI AE, 4324/5/2.

40.  Rapport d’A. Chouraqui à L. Castel, 24 mars 1960, ANI AE, 4319/4/1.

41.  Télégramme de L. Castel à M. Gazit, 22 mars 1960, ANI AE, 4324/5/2. Rapport d’A. Chouraqui à L. Castel, 24 mars 1960, ANI AE, 4319/4/1.

42.  Ibid.

43.   Rapport d’A. Chouraqui à L. Castel, 24 mars 1960, ANI AE, 4319/4/1. M. Gazit à L. Castel, 24 mars 1960 ANI AE 4319/4/1 et aussi 4324/5/1.

44.  M. Gazit à L. Castel, 24 mars 1960, ANI AE, 4319/4/1 et aussi 4324/5/1. Cf. Y. Bin-Nun, « La quête d'un compromis pour l’évacuation des Juifs du Maroc », in L'exclusion des Juifs des pays arabes, Sh. Trigano ed., Pardès n°34, In press éditions 2003, pp. 75-98.

45.  Télégramme de M. Gazit à L. Castel, 25 mars 1960, ANI AE, 4324/5/1.

46.  M. Gazit à L. Castel, 24 mars 1960, ANI AE, 4319/4/1, et aussi 4324/5/1. 

47.  Deux télégrammes de M. Gazit à L. Castel, 24 et 25 mars 1960, ANI AE, 4324/5/1. 

48.  M. Gazit à L. Castel, 24 mars 1960, ANI AE, 4319/41, et aussi 4324 /5/1.

49.  Télégramme de M. Gazit à L. Castel, 25 mars 1960, ANI AE, 4324/5/1. Chouraqui et Golan furent longtemps le sujet dominant d’une considérable correspondance entre le Ministère à Jérusalem et l'ambassade à Paris quant à la façon dont il fallait se conduire avec eux. Tout en continuant à solliciter leurs services afin d'établir des contacts avec les autorités marocaines, les diplomates israéliens essayèrent par tous les moyens de les éloigner de la poursuite des contacts, mais sans succès.

50.  M. Gazit à W. Eitan, 29 mars 1960, ANI AE, 4319/4/1.

51.  Rapport d’A. Chouraqui à L. Castel, 24 mars 1960, ANI AE, 4319/4/1.

52.  A. Chouraqui, L'amour fort comme la mort, une autobiographie, p.374.

53.  Rapport d’A. Chouraqui à L. Castel, 24 mars 1960, ANI AE, 4319/4/1. 

54.  Cf. Zakya Daoud & Maâti Monjib, Ben Barka, Éditions Michalon, (Paris 1996); Maâti MonjibLa Monarchie marocaine et la lutte pour le pouvoir: Hassan II face à l'opposition nationale. De l'indépendance à l'état d’exceptionL'Harmattan, préface de Gilles Perrault, (Paris 1992).

55.  Petr ZidekQuand «Cheikh» renseignait Prague, L’Express, 16 juillet 2007,

56.  Le pédiatre Dr. Gaston Lévy est le beau père de Chouraqui.

57.  Yaaqov (Kraus) Caroz, était le fondateur de la branche Tevel du Mossad, destinée à entretenir des relatons officielles avec des services de renseignements d’autres pays. Harel le recruta au Mossad et il fut nommé premier secrétaire à l'ambassade d'Israël à Paris, responsable des relations extérieures, entre les années 1950 et 1956. Dans le cadre de la branche Tevel, il était en contact permanent avec les chefs de la DST en France, notamment avec Roger Wybot, Alain Mantaras, et Stanislas Mangin. Bien que le nouveau patron du Mossad Meir Amit ait fait son adjoint, Caroz démissionna peu après le départ de Harel. Il fut nommé ambassadeur d'Israël en Grèce, jusqu'en 1968 et devint reporter au quotidien Maariv jusqu'à sa mort. Témoignage de Yaël Caroz à Ramat Aviv au printemps 1997, peu de temps avant son décès.

58.  Y.ael Vered à Yohanan Maroz, 13 juillet 1960, ANI AE, 2052/84/2.

59.  Rapport de Y. Caroz à M. Gazit, 3 avril 1960, ANI AE, 4319/4/2.

60.  A. Chouraqui, L'amour fort comme la mortUne autobiographie, p.374. Dans ce livre, Chouraqui, sans le désigner par son nom, reproche à Caroz ses révélations, chose qui, selon lui, a été la cause principale de la malveillance de l'ambassade à Paris envers lui. Néanmoins, il va sans dire, que l’animosité existait déjà avant cet incident. Témoignage d'André Chouraqui, Jérusalem, 4 janvier 1999.

61.  M.Gazit à W. Eitan, 29 mars 1960, ANI AE, 4319/4/1.

62.  Jo Golan retrace avec amertume ses déboires avec le ministère de Golda Meir : « Ils savaient tout le temps comment me trouver pour venir les dépanner. Ils se sont conduits avec insolence, ils n’aimaient pas qu'on les aide. Ils préconisaient qu'il fallait travailler seul. C'est ce qui s’était passé lorsqu’un représentant du Mossad Amos Ravel fut arrêté à Casablanca, après la nomination de Mohammed Laghzaoui à la tête des services de sécurité au Maroc. Laghzaoui avait décidé de fermer le camp de réfugiés juifs près de Casablanca et ne laissa personne ni entrer ni sortir. Il ferma aussi les portes des bureaux d'immigration deQadima appartenant à l'Agence Juive, dont Ravel était le responsable. La direction de l'Agence Juive à Jérusalem m'avait demandé de les secourir. Je me suis rendu au bureau à la préfecture de police de Rabat et grâce à mes relations avec les autorités, j'ai réussi à le libérer à condition qu’il quittât tout de suite le Maroc, ce qui fut fait ». N. Avinun, « L'homme qui avait trop fait »,Qol haïr, 1er novembre 1997.

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